Ce petit essai photographique vous présente une promenade dans le Nancy ferroviaire (France). Vous y découvrirez les installations mais aussi des conditions climatiques de moins en moins favorables.
Cet essai n’a aucune ambition documentaire. Il souhaite plutôt illustrer un regard à un instant donné. J’ai été très inspiré pour ce travail par une publication récente de Misko Kranjec . Comme lui, j’ai fait le choix du noir et blanc pour me concentrer sur l’aspect graphique de la photo et ainsi retirer l’aspect documentaire. Le train de marchandise est n’est alors plus qu’un train (en tant que symbole, qu’objet) et non une locomotive du type BB 27000 tractant un train de fret diffus pour le compte de Fret SNCF ! De plus, le traitement monochrome permet également de retirer le sujet du temps et de l’espace en rendant difficile l’identification du réseau, du pays où cela a été photographié voire de l’époque exacte de la prise de vue.
Date de la prise de vue : Mars 2006
Lieu de la prise de vue : Province de Québec, Canada
Sujet : un embranchement particulier
Je n’expliquerai pas comment j’en suis venu à faire de la photo de trains en Amérique du Nord. Ce serait trop long ! Toujours est-il que chacun de mes voyages dans cette partie du monde est très productif. Le dépaysement complet, l’absence de repère et d’habitudes expliquent probablement la facilité à faire des photographie différentes.
Au fil des années, j’ai découvert le continent américain, sa géographie, sa lumière mais aussi l’histoire des chemins de fer dans cette région. Chemins de fer qui ont modelé la société que l’on connaît aujourd’hui. Cette histoire est faite de nombreuses petites compagnies, la plupart n’existent plus de nos jours. Elle est aussi faite de pionniers pour qui ces quelques rails signifiaient la réalisation de leurs rêves américains.
Une fois cette connaissance assimilée, partagée au fil des livres, des pages web et des rencontres, le voyage n’est plus le même. Mon regard n’est plus le même. Au hasard d’une journée passée de Québec à Halifax, ma route a croisé ce petit embranchement en plein milieu ‘une forêt. Le temps froid et gris inspirait à la réflexion et à une certaine mélancolie. Ces quelques wagons qui attendent la locomotive qui doit les amener à bon port, ces wagons, ce sont les racines du chemins de fer Nord-Américain. Ils sont à l’origine de l’Histoire, anonymes tacherons. Cette importance valait bien une petite photo non ?
Cette photo ne pouvait qu’être la première de la série. Pour la première fois, j’ai osé aller au-delà des critères de la photo ferroviaire classique. Par là , comprenez une prise de vue d’un train de trois quart, avec le soleil dans le dos du photographe et où l’on peut facilement lire le numéro de la locomotive.
Ce style m’a accompagné depuis mes débuts de photographe, au milieu des années 90. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est le seul accepté par les magazines traitant du sujet. Leur lectorat, principalement constitué de modélistes, exige des vues qui permettent de reproduire les scènes ou les convois à échelle réduite. Au fur et à mesure de mes rencontres et de mes photos, je me suis perfectionné dans ce style assez particulier que les Nord-Américains appellent wedgies.
Au bout d’une dizaine d’année, je me suis lassé, avec une profonde sensation que je n’évoluais plus, que je tournais en rond. Les hasards de la vie m’ont conduit en Amérique du Nord. J’y ai fait de nouvelles rencontres et de nouvelles lectures qui m’ont redonné le goût de la photo ferroviaire.
Cette photo est une des première où j’ai oser transgresser les règles classiques Elle représente un train de marchandise du BNSF, une compagnie américaine. Les couleurs et le formes des locomotives permettent aisément d’identifier leur type pour qui connaît un peu les chemins de fer de cette partie du monde. Il y a du soleil, situé dans mon dos mais j’ai effectué la mise au point sur les herbes au premier plan. Le changement de style n’était donc pas radical ! Il s’agissait pourtant d’un virage essentiel dans ma façon de faire des photos.
Et ce n’est pas vraiment un hasard si elle a été faite à la même période que la mise en route du Projet Images & Trains.
Rencontre avec Kristof de Veirman, photographe belge et membre créateur du groupe Underground Train Movement. Nous lui avons exploré sa vision de la Photographie Ferroviaire et partagé une journée photo le long de la ligne reliant Toul à Dijon, dans l’Est de la France.
Avec quelques simples lignes, j’aimerais vous faire partager un matin passé au dépôt des Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL) à Luxembourg. Un samedi matin, je me présente au bureau et échange quelques mots. On me fait alors signer un papier, la clé pour rentrer dans ce dépôt. Fier de la confiance que l’on m’accordait sans autre demande, je me suis dirigé vers les deux rotondes.
L’endroit est rempli de machines, mais pas âme qui vive. La semaine, cet endroit doit être un peu plus fréquenté qu’en ce jour, qui plus est en période de vacances. A plusieurs endroits, j’imagine cependant les allers et venues du personnel et leurs gestes du quotidien.
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